Comment participer au Blog Babfinance.ma ?

Bonjour,

Vous connaissez peut-être notre site d’informations professionnelles Babfinance(http://www.babfinance.ma/) à destination des décideurs, dirigeants, financiers.

Nous vous offrons ce blog auquel nous vous invitons à participer en tant que décideurs, dirigeant ou expert dans les domaines de la gestion ou du développement de l’entreprise.

Pour ce faire, il suffit d’envoyer un mail à babfinance@gmail.com avec un article traitant de la vie de l’entreprise ainsi qu’une présentation de vous-même et éventuellement une photo (si vous le souhaitez).
Nous vous demandons de vous engager à écrire deux articles par mois et en exclusivité pour le blog de NetPME qui, nous l’espérons, vous apportera toute la visibilité souhaitée.

Comptant sur votre participation active,Bien cordialement.L’équipe de Babfinance

Le contrôle de gestion au Maroc ?

Enquête réalisé auprès de 35 contrôleurs de gestion provenant de sociétés Marocaines et multinationales.

A- La majorité des entreprises ont un découpage analytique en centres de coûts et centres de profits.

B- Le contrôle de gestion opérationnel est le plus utilisé par les entreprises alors que le contrôle de gestion stratégiques est quasi inexistant.

C- Le contrôle de gestion est plus rattaché à la direction financière, qu’à la direction générale.

D- Les principales missions du contrôleur de gestion :
-En majorité cela reste de la conception d’outils de contrôle de gestion, mais surtout des suivis mensuels.
- Vient ensuite l’élaboration des budgets
- Le calcul des coûts (Avec quels moyens ?)
- Analyse diverses.
- Reporting
- Etablissement de tableaux de bord.

E- Difficultés principales du contrôleur de gestion
- Perception par les salariés comme étant un « flic »
- Nécessité d’un système d’information
- Appui de la DG

F- Profil du Contrôleur de gestion :
- junior : 1 à 2 ans
- Le plus fréquemment demandé : 3 à 5 ans d’expérience

N’hésitez pas à nous donner votre avis !

Les IFRS en 2006 : état des lieux

2005 a été l'année de la première application des IFRS pour les sociétés cotées qui établissent des comptes consolidés. La publication en 2006 des états financiers selon ce référentiel en constante évolution permet d'identifier les problématiques liées à son application. Cet article vous propose donc de faire le point sur les principales difficultés rencontrées par les sociétés cotées sous référentiel IFRS. L'attention sera également portée sur le rôle des régulateurs dans le processus d'application des IFRS. Enfin, des tableaux de synthèse récapitulent les normes et interprétations adoptées par l'Union européenne au 9 mai 2006 ainsi que les textes déjà adoptés par l'IASB mais en cours de validation au niveau européen.
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La notion de référentiel IFRS européen
Rappel du contexte
Comptes consolidés :Le règlement CE 1606/2002 du 19 juillet 2002 oblige les sociétés de l'Union européenne, donc les sociétés françaises, dont les titres sont admis à la négociation sur un marché réglementé à établir et publier leurs comptes consolidés selon les IFRS pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2005 (voir RF Comptable 319, juillet-août 2005, pp. 25 et 26). Cette obligation a été reportée au 1er janvier 2007 pour les sociétés dont seuls les titres de créances sont admis aux négociations sur un marché réglementé (ord. 2004-1382 du 20 décembre 2004, art. 7). Les autres sociétés peuvent également, sur option, établir leurs comptes consolidés selon le référentiel IFRS (c. com. art. L. 233-24). Les comptes consolidés ou combinés des mutuelles peuvent être également établis et publiés en IFRS en lieu et place des normes comptables françaises (ord. 2005-861 du 28 juillet 2005).
Remarque : Rappelons que pour prétendre à une qualification d'états financiers sous IFRS, il est nécessaire d'appliquer l'ensemble du référentiel et de déclarer dans l'annexe que les comptes sont établis conformément aux IFRS (dans sa globalité) tels qu'adoptés par l'Union européenne (ARC, position du 6 décembre 2005).
Comptes individuels :Concernant les comptes individuels des sociétés françaises, la France n'a pas autorisé leur présentation selon les IFRS. C'est par la voie de la convergence du Plan comptable général que les dispositions du référentiel comptable international entrent peu à peu dans le droit comptable français ; tel est le cas pour les amortissements et dépréciations des actifs (CRC, règlt. 02-10), leur définition, leur comptabilisation et leur évaluation (CRC, règlt. 04-06).
Qu'entend-on par référentiel IFRS européen ?
Les normes et interprétations :L'article 2 du règlement 1606/2002 définit les normes comptables internationales de la façon suivante : il s'agit des IAS, des IFRS et des interprétations s'y rapportant (SIC et IFRIC), des modifications ultérieures de ces normes et de leurs interprétations, ainsi que des normes et interprétations nouvelles qui seront adoptées par l'IASB.
Processus d'adoption des normes et interprétations :Pour être applicables dans l'Union européenne, les normes et interprétations doivent être adoptées par la Commission européenne par voie de règlement publié au JOUE. Les normes comptables internationales ne peuvent être adoptées que si elles ne sont pas contraires aux quatrième et septième directives européennes et si elles satisfont aux critères d'intelligibilité, de pertinence, de fiabilité et de comparabilité exigés de l'information financière nécessaire à la prise de décision des utilisateurs des états financiers, notamment des investisseurs (règlt. 1606/2002 du 19 juillet 2002, art. 3). Le processus de validation s'effectue par étape. Dans un premier temps, l'IASB élabore et approuve les normes et interprétations. Ces dernières font ensuite l'objet, au niveau européen, d'un examen technique par l'European Financial Reporting Advisory Group (EFRAG) qui donne ou non un avis favorable, puis d'un avis formel sur leur adoption par le Comité de réglementation comptable européen (ARC). La Commission européenne se prononce ensuite sur l'adoption de ces textes.
En ce qui concerne la date d'applicabilité d'une norme publiée par l'IASB avant la date de clôture d'un exercice mais qui ne serait adoptée par la Commission européenne qu'après cette date, l'ARC a admis que la norme puisse être utilisée par les entreprises lorsque son adoption par l'Union européenne intervient avant la date à laquelle les états financiers sont définitivement arrêtés, dans la mesure où la norme autorise une application anticipée (ARC, communiqué du 30 novembre 2005).
Nous présentons sous forme de tableaux à jour au 9 mai 2006 :
- les normes et interprétations adoptées au niveau européen ;- les normes et interprétations adoptées par l'IASB, en cours de validation au niveau européen (voir pp. 23 à 25).
Remarque : Une fois publiée au JOUE, une norme peut faire l'objet de modifications ultérieures. Ces dernières, parfois nombreuses, ne donnent pas lieu à la publication au JOUE du texte consolidé de la norme. Afin de faciliter la lecture de ces textes, le Groupe Revue Fiduciaire vous propose la deuxième édition de son code IFRS reprenant, pour chaque norme et interprétation, les textes européens consolidés à jour au 9 mai 2006.
Le cadre conceptuel, les guides d'application et autres textes - Le cadre conceptuel (framework) de l'IASB et les guides d'application (implementation guidance) ne font pas l'objet du processus d'adoption européen. Il n'en demeure pas moins que chaque norme doit être lue dans le contexte de son objectif et de sa « Base des conclusions » ainsi que de la « Préface aux normes internationales d'information financière » et du « Cadre pour la préparation et la présentation des états financiers ». Par ailleurs, en l'absence de norme ou d'interprétation spécifiques traitant d'une problématique comptable particulière, les entreprises pourront utilement se référer à ces documents afin d'aboutir à une information financière conforme aux dispositions du cadre de l'IASB. Dans ce cas, l'IAS 8 révisée, dans son paragraphe 11, précise que les entreprises devront se référer aux sources suivantes (par ordre de priorité) :
- dispositions et commentaires figurant dans les normes et interprétations traitant de questions similaires et liées ;- définitions, critères de comptabilisation et d'évaluation énoncés dans le cadre conceptuel.
Application du référentiel IFRS européen
L'application d'un référentiel comptable commun dans l'Union européenne doit permettre de rendre plus lisible la lecture des comptes des sociétés cotées. Cependant, la communication financière en IFRS de ces sociétés a mis en exergue les difficultés d'application du nouveau référentiel. À ce titre, le CESR (Committee of European Securities Regulators) et l'AMF (Autorité des marchés financiers) se sont prononcés à plusieurs reprises afin de clarifier certains points.
L'expérience des sociétés cotées
Informations relatives au passage aux IFRS - Plusieurs études ont permis de mettre en exergue certains points (Ernst et Young « Passage aux IFRS, les pratiques des grands groupes européens » ; Finharmony, « IAS/IFRS, l'impact du passage sur les sociétés du CAC », rapport d'étape) :
- dans l'ensemble, les groupes se sont efforcés de présenter de façon détaillée et pédagogique les principaux impacts sur le bilan d'ouverture et le résultat. Généralement, un tableau de réconciliation « normes locales/normes IFRS » est présenté. Signalons que les principaux ajustements concernent la prise en compte des engagements sociaux, le retraitement des actions propres et des instruments financiers hybrides ;
- les sociétés ont également publié des données chiffrées de l'impact du passage aux IFRS. Sur les capitaux propres, l'impact est dans l'ensemble très modéré. En revanche, les conséquences sur le résultat sont plus marquées, notamment en raison de la suppression de l'amortissement automatique de l'écart d'acquisition.
Pratique du référentiel IFRS par les sociétés cotées - De la même façon, plusieurs études ont permis de dégager les grandes tendances relatives au choix des options offertes et ont mis en exergue les difficultés d'application du nouveau référentiel (OEC, Observatoire IFRS, 2e étude sur la pratique des sociétés cotées du compartiment C ; Ernst et Young « Communication financière 2006, les pratiques des grands groupes européens »).
Les sociétés ont, dans leur majorité, utilisé les exemptions à la rétroactivité prévues par IFRS 1 « Première adoption des normes IFRS ». Ainsi, les regroupements d'entreprises antérieurs au 1er janvier 2004 n'ont pas été, en général, retraités. De même, les écarts actuariels sur les avantages au personnel existant au 1er janvier 2004 ont souvent été imputés sur les capitaux propres. D'autres options de comptabilisation contenues dans les normes elles-mêmes conduisent à des présentations différentes de l'information financière : citons, à titre d'exemple, l'évaluation des immobilisations en coût amorti ou en valeur de marché ainsi que la capitalisation ou non des frais d'emprunt dans le coût d'entrée d'une immobilisation.
Par ailleurs, la différence temporaire entre la date de publication d'une norme ou d'une interprétation de l'IASB et celle de son application dans l'Union européenne est source d'options comptables divergentes, dans la mesure où les sociétés peuvent appliquer une norme par anticipation. Enfin, certains points ne sont pas abordés par le référentiel comptable international laissant la porte ouverte à des interprétations diverses tels les concessions, les engagements de rachat des minoritaires ou les programmes de fidélisation (notamment dans les secteur des opérateurs téléphoniques).
En conclusion, les études notent que la convergence voulue n'est pas encore au rendez-vous bien que les sociétés aient réalisé des efforts notables pour appréhender le nouveau référentiel. Dans ce cadre, les autorités de contrôle et de surveillance ont émis, à plusieurs reprises, des recommandations afin de favoriser une meilleure application des IFRS.
Les recommandations des organismes officiels
Positions de l'Autorité des marchés financiers
-> L'AMF a relevé certains thèmes méritant une clarification en vue de l'arrêté des comptes 2005 (AMF, rev. mens. 20, décembre 2005, pp. 65 à 74 et RF Comptable 324, janvier 2006, pp. 20 à 22). Ainsi, elle a émis les recommandations suivantes :
- utilisation des exemptions au principe de rétroactivité : les émetteurs doivent préciser explicitement les options retenues dans l'annexe ;- retraitement des regroupements d'entreprises antérieurs au 1er janvier 2004 : l'AMF fait remarquer que l'opération peut s'avérer délicate du fait de la nécessité de reconstituer, a posteriori, des informations non aisément disponibles ;- élimination d'actifs incorporels non compatibles avec les IFRS : le reclassement vers un autre poste d'actif doit respecter un certain nombre de conditions et être soumis au contrôle des commissaires aux comptes ;- justification du taux d'actualisation : les groupes avec des secteurs d'activité différents ou opérant dans plusieurs zones géographiques doivent utiliser des taux d'actualisation différenciés ;- autres informations à fournir : dans le cadre de montages déconsolidants, l'AMF recommande de fournir toutes les informations permettant aux investisseurs de comprendre l'étendue de ces transactions, leur impact sur les comptes et les circonstances qui généreraient des passifs significatifs. De même, pour les hypothèses et estimations utilisées, notamment pour les dépréciations d'actifs, les émetteurs doivent communiquer sur la sensibilité des hypothèses retenues.
-> Par ailleurs, l'AMF s'est prononcée sur des points particuliers en l'absence de précisions du référentiel IFRS ou lorsqu'une norme était sujette à interprétation. Ainsi, comme l'IFRIC 3 relative à la comptabilisation des droits d'émission a été retirée par l'IASB, l'AMF estime, dans l'attente d'une nouvelle interprétation, que l'information en annexe doit comporter au moins (AMF, revue précitée, p. 71) :
- la description des droits reçus,- la situation à la clôture en termes de droits détenus et d'émissions réelles,- sur la base de la meilleure estimation à la clôture, et si ce risque ne fait pas l'objet d'une provision, l'indication de la mesure dans laquelle l'émetteur devrait procéder à un achat de droits supplémentaires pour éteindre son obligation.
L'AMF a pris également position sur l'application de la norme IAS 7 « Tableau des flux de trésorerie » par rapport à la notion d'équivalent de trésorerie (« Classement des OPCVM de trésorerie en équivalent de trésorerie au regard de la norme IAS 7 », l'AMF se réfère à l'analyse de l'AFG et de l'AFTE, mars 2006). Elle considère que les « équivalents de trésorerie » correspondent à des placements à court terme, très liquides, facilement convertibles en un montant connu de trésorerie, soumis à un risque négligeable de changement de valeur. Pour les OPCVM classés dans la catégorie monétaire euro, il existe une présomption d'assimilation à des équivalents de trésorerie. Pour les autres, il convient de valider systématiquement la conformité aux quatre critères énoncés ci-dessus.
La recommandation du CESR :Le CESR a été instauré par la Commission européenne en vue d'améliorer la cohérence et la mise en place de la législation européenne. À ce titre, un comité spécifique, le CESR-Fin est en charge des problématiques liées à l'information comptable et financière. En janvier 2006, il a rappelé l'importance d'une information claire et transparente sur les choix comptables utilisés dans l'application des normes IFRS (CESR, communiqué du 12 janvier 2006). Quatre points importants ont été recensés :
- l'information à donner, relative aux options liées à la première adoption des IFRS et à celles laissées par certaines normes ;- lorsque les traitements comptables ne sont pas précisés par les IFRS, il convient de fournir une information sur la méthode adoptée en application de la hiérarchie des textes, définie par la norme IAS 8 relative aux méthodes comptables ;- pour l'application d'IAS 39 « Instruments financiers : comptabilisation et évaluation », il est essentiel d'expliquer les choix comptables retenus dans la mesure où les dispositions relatives au traitement de la couverture des portefeuilles n'ont pas été rendues obligatoires par la Commission européenne ;- le délai nécessaire entre la publication d'une norme et son adoption par l'Union européenne peut créer des options complémentaires. Dans ce cadre, il est important de fournir une information en cas d'application anticipée d'une norme.
Rôle des régulateurs dans la mise en oeuvre du référentiel IFRS
Favoriser l'harmonisation dans l'application des IFRS
Rappelons qu'un des objectifs principaux de l'introduction de ce référentiel est d'assurer une harmonisation financière accrue, permettant une meilleure comparaison des états financiers des sociétés cotées. À cet effet, l'Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a souhaité mettre en place une base de données destinée à faciliter la mise en commun, par les régulateurs des marchés financiers, des décisions réglementaires concernant l'application des IFRS. Cette base de données devrait être opérationnelle dans le second semestre 2006 (OICV, 31e conférence annuelle du 12 juin 2006, communiqué final).
Parallèlement, le CESR a mis en place une base de données européenne centrale en matière de décisions prises dans le cadre du contrôle de la correcte application des IFRS (AMF, rapport annuel 2006, p. 62). Ainsi, l'Autorité des marchés financiers, lorsqu'elle prend une décision suite à une vérification de la correcte application des normes par une société cotée française, doit :
- s'assurer de l'existence de décisions prises par d'autres régulateurs européens sur une problématique similaire et se référer à cette position ;- indiquer sa décision dans cette base de données commune aux autres autorités de régulation afin qu'elles-mêmes puissent s'y reporter.
Participer aux travaux de l'IASB
Dans le processus d'élaboration des normes, le SAC (Standards Advisory Council) est chargé de conseiller l'IASB dans son programme de travail pour la détermination des ordres de priorité. Signalons que l'Europe dispose de 14 membres dans ce conseil dont le directeur des affaires comptables de l'AMF. D'autre part, le CESR-Fin, par l'intermédiaire du SISE (Subcommittee on International Standards Endorsement), surveille les projets de l'IASB et de l'IFRIC. Il est également observateur au sein de l'organe européen, l'ARC.
Source : EFRAG.

Conseil national de la comptabilité au Maroc

Décret n° 2-88-19 du 16 novembre 1989 (16 rebia II 1410) instituant le Conseil national de la comptabilité.

Vu le dahir n° 1-59-271 du 17 chaoual 1379 (14 avril 1960) organisant le contrôle financier de l'Etat sur les offices, établissements publics et sociétés concessionnaires ainsi que sur les sociétés et organismes bénéficiant du concours financier de l'Etat ou de collectivités publiques, tel que modifié par le dahir n° 1-61-402 du 27 moharrem 1382 (30 juin 1962) ;

Sur proposition conjointe du ministre des finances et du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du plan ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 16 kaada 1409 (20 juin 1989),

Article premier : Il est institué auprès du Premier ministre un Conseil national de la comptabilité.
Article 2 : Le Conseil national de la comptabilité a pour mission, en liaison avec les ministres et organismes compétents de :
- coordonner et synthétiser les recherches théoriques et méthodologiques de comptabilité ainsi que leurs applications pratiques ;
- concevoir, élaborer et proposer les normes comptables générales ou sectorielles ;
- collecter et diffuser toutes informations relatives à la normalisation, l'enseignement et la formation comptables ;
- recommander toutes mesures susceptibles d'améliorer l'information comptable tant au niveau national qu'au niveau des entreprises ;
- coordonner et encourager les actions de recherches, d'études et de perfectionnement se rattachant à la discipline comptable ;
- représenter l'Etat dans les organismes internationaux de normalisation comptable.
Article 3 : Le Conseil national de la comptabilité est préalablement consulté sur toutes réglementations, instructions ou recommandations d'ordre comptable proposées par les administrations, les commissions ou comités créés à l'initiative des pouvoirs publics ainsi que par les établissements publics, sociétés et entreprises soumis au contrôle financier de l'Etat.
Article 4 : Le Conseil national de la comptabilité est présidé par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet. Il comprend en outre :
- le ministre des finances ou son représentant ;
- le ministre chargé des travaux publics ou son représentant ;
- le ministre chargé des affaires économiques ou son représentant ;
- le ministre chargé du plan ou son représentant ;
- le directeur des établissements publics et des participations au ministère des finances ;
- le directeur de la statistique au ministère chargé du plan ;
- le directeur de la planification au ministère chargé du plan ;
- le directeur des impôts au ministère des finances ;
- le Trésorier général du Royaume ;
- l'inspecteur général des finances ;
- le directeur du budget au ministère des finances ;
- le directeur des assurances et de la prévoyance sociale au ministère des finances ;
- le directeur du trésor et des finances extérieures au ministère des finances
- le responsable de la comptabilité nationale au ministère chargé du plan ;
- un représentant du ministre du commerce et de l'industrie ;
- un représentant du ministre de l'éducation nationale ;
- un représentant du ministre de l'agriculture et de la réforme agraire ;
- un représentant du ministre chargé des transports ;
- un représentant du ministre chargé de l'artisanat ;
- un représentant du ministre chargé de l'habitat ;
- un représentant du ministre chargé des mines ;
- un représentant du ministre chargé du tourisme ;
- un représentant du ministre chargé des pêches maritimes ;
- un magistrat de la Cour des comptes ;
- un représentant de Bank Al-Maghrib ;
- un représentant de la bourse des valeurs de Casablanca ;
- sept experts comptables exerçant la profession à titre libéral désignés par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet sur proposition des organisations professionnelles les plus représentatives ;
- deux enseignants de la comptabilité désignés par le ministre de l'éducation nationale ;
- deux enseignants de la comptabilité désigné par le directeur de l'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises ;
- quatre comptables salariés désignés par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet sur proposition des organisations professionnelles les plus représentatives ;
- trois représentants des entreprises privées désignés par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet sur proposition des organisations professionnelles les plus représentatives ;
- deux représentants de la fédération des chambres de commerce et d'industrie ;
- un représentant du groupement professionnel des banques marocaines ;
- deux personnalités choisies par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet en raison de leur compétence en matière de comptabilité.
En cas de non proposition par les organisations professionnelles précitées de leur représentants dans le délai imparti par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet, celui-ci désignera d'office les membres représentant lesdites organisations.
Le Conseil national de la comptabilité peut faire appel, à titre consultatif. à toute personne dont la participation est jugée utile à ses travaux.
Article 5 : Le Conseil national de la comptabilité tient au moins une assemblée plénière par an.
Article 6 : Le Conseil national de la comptabilité comprend en son sein un comité permanent présidé par l'autorité gouvernementale déléguée par le Premier ministre à cet effet ou son représentant et composé des membres suivants :
- le directeur des établissements publics et des participations au ministère des finances ;
- le directeur de la statistique au ministère du plan ;
- le directeur des impôts au ministère des finances ;
- un secrétaire général, un rapporteur général, un enseignant de la comptabilité et trois experts comptables exerçant la profession à titre libéral nommés par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet parmi les membres du Conseil national de la comptabilité ;
- les trois représentants des entreprises privées qui siègent au Conseil national de la comptabilité.
Le Conseil national de la comptabilité peut également créer en son sein toutes autres commissions techniques spécialisées qu'il estime nécessaires à la réalisation de sa mission.
Article 7 : Le comité permanent :
- s'informe de la suite donnée aux avis, propositions et recommandations du Conseil de la comptabilité ;
- assure les liaisons utiles à l'exécution de la mission du Conseil national de la comptabilité ;
- prépare les projets d'avis, de recommandations ou de publications dudit conseil.
Le comité permanent se réunit au moins une fois par trimestre.
Article 8 : Les conditions de fonctionnement du Conseil national de la comptabilité doivent faire l'objet d'un règlement intérieur approuvé par le Premier ministre ou l'autorité déléguée par lui à cet effet.
Article 9 : Le ministre des finances et le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du plan sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel

http://www.maroc-compta.com

Les défis futurs du Contrôleur de gestion

L'évolution de la fonction du contrôleur de gestion a lieu parallèlement a celle de l'entreprise. En effet, les entreprises sont des entités vivantes qui évoluent dans un environnement qui s'ouvre sur l'internationalisation et sur la mondialisation. De ce fait, elles rencontrent de nouvelles difficultés que le contrôleur de gestion doit prendre en compte et maîtriser. Le contexte économique évolue par ailleurs vers la tertiairisation au dépend de l'industrie. Ainsi, le contrôleur de gestion doit utiliser les anciennes méthodes qu'il appliquait à l'industrie pour les adapter aux entreprises de services. Celles-ci comprennent des outils tels que les progiciels et les méthodes telle que l'ABC. Mais il doit d'abord résoudre les problèmes qu'elles engendrent avant de les adapter à l'environnement de l'entreprise. Pour rendre son travail plus pertinent et améliorer son image, le contrôleur de gestion doit s'harmoniser avec les autres services de l'organisation. Il doit aussi prendre en compte l'aspect humain au niveau de l'entreprise et au niveau des clients. Les défis du contrôleur de gestion sont nombreux du fait que les contrôleurs ont eux-mêmes une vision différente de cette fonction. Ainsi, certains voient plus le contrôleur de gestion comme un contrôleur social, d'autres financiers ou commerciaux. De façon concrète, le véritable défi du contrôleur de gestion est de réussir à s'adapter à l'entreprise dans laquelle il travaille quels que soit le domaine et le contexte dans lequel il exerce sa fonction et quels que soient les outils mis à sa disposition.
Bonne Lecture

Comment choisir son consultant ?

Trois questions de base se posent :
Que peut apporter un consultant ?
Comment le choisir et à quel prix ?
Comment gérer ensuite sa prestation de façon à avoir les meilleurs résultats et à éviter tout débordement ?
La première étape : définir ses objectifs Pour une certification, il faut toujours garder en mémoire que, pour qu'une démarche soit réussie, il faut l'axer sur l'amélioration. Sinon, elle sera longue, difficile, peu conforme à l'esprit de la norme et conduira donc inévitablement à un système lourd, procédurier et plaqué artificiellement. Le rôle du consultant doit donc être prévu dans ce cadre. Quel peut être son apport ? · L' « œil neuf » permet souvent de sortir du « conservatisme » propre à toutes les organisations et de faire émerger les idées nouvelles. S'il a de l'expérience, il pourra en outre avoir des suggestions personnelles intéressantes -ou éviter des erreurs… · Au niveau normatif, il doit aider à appliquer la norme de façon « légère », utile et efficace, sans formalisme inutile. Les entreprises se mettent en général dans des « galères » par peur des audits de certification… Les deux missions à lui donner s'en déduisent : · Diagnostiquer ou aider à diagnostiquer les améliorations utiles et les solutions possibles. Son intervention permet en effet de « mettre à plat » plus facilement les problèmes du fait qu'il est extérieur. · Aider à mettre en œuvre la norme de façon constructive et utile, en minimisant le formalisme. Mais l'aide du conseil pourra aussi être utile après la certification. La phase la plus coûteuse est en effet généralement le diagnostic initial, qui permet au consultant de bien connaître l'entreprise. Celle-ci a donc intérêt ensuite à conserver ce partenaire. Le client qui se limite au diagnostic, comme on le voit souvent, perd en fait l'essentiel de son investissement car un rapport, aussi bien est-il fait, ne peut contenir qu'une petite partie de l'expérience et des suggestions de son auteur.
Comment le choisir ? Lors des consultations initiales, il n'est pas toujours facile d'évaluer la réalité des compétences et des capacités affichées par les uns et les autres. Pour bien faire, il faut rencontrer les consultants envisagés, les évaluer, bien comprendre leurs méthodes et vérifier qu'elles vous conviennent. Eviter les consultations sur dossier : choisirait-on un docteur ou un avocat sans le voir ? Il est très souhaitable que ce soit la Direction elle-même -et encore mieux le Comité de Direction- qui décide et coopte ce nouveau partenaire. S'il n'y a en effet pas une bonne communion entre l'échelon de Direction et le Conseil, son action sera difficile et d'efficacité limitée. Citons quelques critères d'évaluation : · L'approche et l'orientation générale : le consultant est-il plutôt axé sur les aspects formels ou sur l'efficacité de l'organisation ? Connaît-il les domaines à améliorer et a-t-il des remarques pertinentes face aux problèmes signalés ? Demander des exemples, notamment sur la manière d'appliquer la norme : comment propose-t-il de structurer la documentation, de gérer le système, de traiter les non-qualités, de mener les audits… (demander le cas échéant des exemples précis de documents). · Son niveau et son expérience, par exemple : o Ses réalisations passées et son expérience o Son parcours professionnel o Son niveau général : est-il du niveau suffisant pour bien comprendre la problématique associée aux situations à traiter ? A-t-il une maîtrise suffisante des différentes dimensions de l'entreprise : gestion, social, management, stratégie… Ceci est utile pour que les propositions présentées tiennent compte des contraintes et soient valides. · Sa bonne connaissance de l'organisation dans les activités à améliorer, c'est-à-dire des meilleures méthodes, des logiciels existants, des pathologies habituelles... Toutefois, contrairement à une idée reçue, il n'a généralement pas besoin de connaître le domaine technique, c'est-à-dire le métier de l'entreprise, car les problèmes organisationnels sont très similaires d'un métier à l'autre. Rester dans le même métier peut au contraire être stérilisant. · Sa capacité « humaine » : sera-t-il bien accepté, aura-t-il le « contact » aux différents niveaux : personnels, cadres, direction ; a-t-il une bonne habitude d'écouter et de servir de « médiateur » ? · Le prix : le prix est bien entendu à prendre en compte, mais, comme pour toutes professions libérales et artisanales, il faut surtout évaluer les résultats et gains attendus. Il vaut mieux un bon professionnel plus cher qu'un qui l'est moins mais qui aura des résultats médiocres. C'est la rentabilité globale de la prestation qui doit être prise en compte, ainsi que le risque de détérioration du fonctionnement si les conseils sont mauvais. Quelques guides pour réduire les coûts : les conclusions du diagnostic seront-elles assez claires et précises pour pouvoir agir ensuite de façon indépendante, avec un suivi minimal par le consultant (c'est en effet le suivi qui risque d'aggraver les coûts), les coûts globaux affichés sont-ils vraisemblables (se renseigner éventuellement auprès des autres clients)… ? Attention aux « faux-forfaits ». La qualité est comme la psychologie : pour que le client s'investisse réellement, il faut qu'il y trouve son intérêt. La plupart des bons professionnels refusent donc le forfait, qui favorise le désengagement du client. D'autres forfaits sont aussi assortis de tellement de conditions qu'ils débouchent ensuite sur des avenants coûteux.
Bonne Lecture

Le Passage au référentiel IAS/IFRS : enjeux cas du Maghreb

Le véritable enjeu lors de l'implémentation des normes IAS/IFRS incombera aux législateurs et aux organismes normalisateurs marocains d'opter pour le système de droit qu'ils considéreront le meilleur pour les entreprises marocaines, tunisiennes ou Algériennes.

Le véritable enjeu lors de l'implémentation des normes IAS/IFRS incombera aux législateurs et aux organismes normalisateurs marocains d'opter pour le système de droit qu'ils considéreront le meilleur pour les entreprises marocaines, tunisiennes ou Algériennes et de moderniser les normes comptables et le droit financier pour qu'ils apparaissent l'un et l'autre protecteurs pour l'épargnant et efficaces et non dangereux pour l'entreprise. Au niveau des entreprises, il faut être conscients que les normes IAS/IFRS impliquent un changement d'habitude des personnels comptables, une grande rigueur dans le suivi des biens et des choix stratégiques en terme de communication financière. Une chose est sûre est que l'adoption des normes IAS/IFRS va provoquer des difficultés phénoménales au sein des entreprises marocaines d'où la nécessité de se préparer au chantier de conversion par l'anticipation des coûts de passage, la réalisation des simulations et workshops, la formation des ressources humaines concernées. La comptabilité est devenue une réelle “arme économique”. La normalisation comptable est donc une question pleine d'enjeux stratégiques pour toutes les parties concernées : Etat, dirigeants d'entreprises, investisseurs, prêteurs. L'une des conditions de la réussite de l'harmonisation comptable réside dans le degré de préparation des entreprises marocaines et cabinets aux nouvelles normes internationales. Si le processus d'adaptation semble bien déclenché au sein des grandes entreprises, il est nettement moins avancé dans les petites entreprises . Les commissaires aux comptes, qui seront en première ligne lors du basculement des normes, ont réalisé des investissements significatifs afin, non seulement de maîtriser l'application des normes comptables, mais aussi leur communication aux entreprises et investisseurs.

Bonne Lecture

Carrière de Contrôleur de gestion

Les diversités qui existent au sein du métier de contrôleur de gestion tiennent à la taille de l’entreprise sa structure, sa politique, son métier et enfin le poste en lui même.
Le contrôle de gestion s’avère être l’aboutissement des métiers de la gestion. Cependant, pour
certains le contrôle de gestion est un premier pas dans la gestion.
Occuper le métier de contrôleur de gestion ouvre des perspectives sur tous les postes de l’entreprise grâce à la connaissance systémique de l’organisation générée par le poste de contrôleur.
Grâce aux nouvelles attributions qu’il doit assumer, il est en mesure d’occuper successivement un poste fonctionnel et opérationnel, tantôt conseiller tantôt décideur. De toute façon, dans un environnement changeant , le contrôleur de gestion ne peut pas jouer le même rôle pendant toute sa vie professionnelle. La solution réside donc dans le plan de carrière du contrôleur.
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Stratégie et calcul de coûts

Le positionnement stratégique influence le système de calcul des coûts mais la relation les
unissant est compliquée et subtile. Il y a même quelquefois plusieurs systèmes de calcul de coûts développés dans une même entreprise.
L’environnement se complexifie, il en est de même pour la stratégie et les méthodes de calcul de coûts.
Ainsi, le calcul de coûts revêt lui aussi une dimension stratégique, car en fonction des calculs
faits, des méthodes avancées, le message diffère et la modélisation de la réalité également.
Ainsi, en fonction de l’auditoire auquel le manager s’adresse, l’usage de telle ou telle
technique de coût apparaît plus ou moins approprié, de plus, la complexification de la réalité
et les difficultés d’appliquer une stratégie soutenable amplifient la difficulté de la tâche.
La stratégie diffère donc selon l’environnement dans lequel elle s’inscrit et des exemples de modèles productifs ont montré leur limites, même dans nos entreprises Marocaines. Les techniques de calcul de coût, pour retracer une réalité de plus en plus complexe, deviennent des outils stratégiques difficiles à manier.
La stratégie a pour mission de construire, maintenir et récolter. Toutefois, l’instabilité des marchés, la structure de la consommation montrent à quel point la décision stratégique est une affaire d’expert, que le contrôle de gestion ne se limite pas à des écritures comptables mais participe activement au devenir de l’entreprise Marocaine.

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Les IFRS menacent-ils les PME ?

Les IFRS menacent-ils les PME ?
Alors que les débats sur les IFRS ont porté, jusque là, sur le traitement des entreprises cotées et que les premiers enseignements de leur application commencent à être tirés, émerge un nouveau débat sur le traitement des PME. L'IASB a lancé une consultation sur cette problématique et le Conseil national de la comptabilité a mis en place un groupe de travail sur ce thème. La mise en œuvre des normes comptables internationales a été difficile pour les sociétés cotées et le sera pour les PME. Or, les PME ne se sentent pas encore impliquées. Par conséquent, il faudrait que les PME s'approprient les nouvelles règles comptables et prennent en compte les innovations appliquées aux sociétés cotées. Il faut, donc, accompagner les entreprises afin de faciliter leur passage aux IFRS et qu'une décision politique soit prise à un haut niveau.
SALUSTRO, Edouard - La Tribune, 02/05/2006
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Le contrôle interne implique l’ensemble des acteurs de l’entreprise au quotidien

Qu’est ce que le contrôle interne ?
Le contrôle interne est le processus mis en œuvre par la Direction générale, le management et
le personnel et conçu pour fournir une assurance raisonnable quant à l’accomplissement des
objectifs. Ce contrôle interne repose sur :
· l’utilisation efficace et efficiente des ressources humaines ;
· la maîtrise des risques ;
· l’intégrité, la fiabilité et le caractère exhaustif des informations financières et de gestion ;
· le respect des lois et des règlements ainsi que des procédures internes ;
· la prévention de la fraude.
Comment le contrôle interne se décline-t-il concrètement dans l’entreprise ?
Il appartient à la Direction générale d’insuffler un mouvement donnant l’exemple à suivre dans
l’entreprise (établissement d’une charte éthique, manuel des procédures de contrôle interne,
etc.). La culture d’entreprise doit aussi permettre un style de management opérationnel qui, s’il
est autonome dans les différentes filiales, doit inclure les notions de contrôle interne et de
gestion maîtrisée des opérations et de la croissance. Le contrôle interne suppose aussi des
systèmes d’information correctement maîtrisés et alimentés ainsi que des processus
d’identification et d’évaluation des risques.
Les démarches observées pour répondre à la loi Sarbanes-Oxley
Les entreprises devraient, mettre en œuvre une démarche identique à celle des entreprises américaines. Ces dernières ont adopté une démarche en deux
temps :
· un questionnaire d’auto-évaluation en vue de la certification du contrôle interne à
fin 2002
La Direction générale demande, au moyen d’un questionnaire envoyé par mail, à
l’ensemble des opérationnels d’auto-évaluer leur maîtrise dans les cycles principaux de
l’entreprise et de certifier, au final, le contrôle interne.
· la mise en place d’une infrastructure de gestion globale des risques
Les entreprises mettent en œuvre une cartographie des risques plus ou moins fine et faisant
intervenir plus ou moins d’acteurs.
La réalisation d’une cartographie des risques tend à l’organisation d’entretiens, en tête à tête,
avec les managers ou d’ateliers avec plusieurs opérationnels. Cette démarche permet
d’associer la réalisation des objectifs de l’entreprise à un type de risque et d’y associer la
procédure de contrôle adéquate. La cartographie fait apparaître la notion de risque brut et de
risque résiduel (le risque moins son contrôle effectif).
Le format de cartographie projeté comprend deux dimensions :
· la probabilité d’occurrence ;
· l’impact potentiel sur les objectifs (la gravité du risque).
Evidemment, chaque risque donne lieu à un plan d’action.

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La loi Sabarnes-Oxley

Suite à la débâcle d’Enron, annoncée en 2001, et à celle de nombreuses autres sociétés américaines ou européennes, des textes de loi sont venus dans la plupart des pays occidentaux apporter des contraintes d’information nouvelles aux sociétés cotées et éventuellement à d’autres sociétés commerciales.Deux grands objectifs communs caractérisent ces textes :- détecter plus précocement les risques encourus par les actionnaires,- et prévenir les comportements frauduleux des dirigeants, par des obligations de communication plus explicites et des peines encourues nouvelles ou aggravées.
La loi Sabarnes-OxleyLe Sabarnes-Oxley Act (SOA) de 2002 concerne les seules sociétés cotées sur les marchés financiers nord américains auprès de la Security and Exchange Commission (SEC) et visait à sa création à apporter une réponse rapide à la crise de confiance en la fiabilité des informations communiquées par les entreprises. Le SOA est donc centré sur le contrôle de ces informations et il exige de surcroît que les directeurs généraux et directeurs financiers (CEO et CFO) engagent leur responsabilité sur la fiabilité de celles-ci.L’article 404 traite des obligations liées au contrôle interne dans l’optique de la fiabilité de l’information financière délivrée, il introduit l’exigence d’un rapport d’évaluation de la qualité du contrôle interne dans l’entreprise, l’obligation (lourde) de documenter les tests de contrôle interne réalisés, et met un fort accent sur les dispositifs anti-fraudes. Cet article rend obligatoire l’utilisation d’un cadre d’analyse reconnu en matière de contrôle interne et cite en substance le référentiel COSO.Ceci nous amène à nous arrêter quelques instants sur le cadre conceptuel du référentiel méthodologique COSO 2. Il se présente comme un cube dont les 3 dimensions sont :
1 Concourir à la réalisation des 3 objectifs suivants :
- la réalisation et l’optimisation des opérations,
- la fiabilité des opérations financières,
- la conformité aux lois et règlements.
2 Analyser pour chacun de ces 3 objectifs les 5 composantes du contrôle interne suivantes :
- l’environnement de contrôle,
- l’évaluation des risques,
- les activités de contrôle,
- l’information et la communication,
- le pilotage du contrôle interne.
3 Appliquer cette double approche à chaque activité et fonction de l’entrepriseCOSO 2 promeut, sur la base de cette analyse en "cube", l’émergence de la notion de gestion des risques de l’entreprise, "l’Enterprise Risk Management ou ERM".Cette gestion des risques doit être considérée dans une optique de pilotage : quels risques veut-on absolument éviter, quels risques sont inutiles, quels risques est-on prêt à prendre pour profiter de quelles opportunités ou conserver quel avantage ?Il faut souligner à cette occasion qu’une organisation qui souhaiterait ne jamais prendre de risques se verrait par son immobilisme condamnée à disparaître.Nous retiendrons à ce stade que, pour la LSF comme pour COSO 2, l’un des enjeux, (extrêmement positif) est d’amener l’entreprise à aligner sa stratégie et sa gestion des risques.

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